Cardboard, tout ce qu’il faut savoir

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Un petit bout de carton qui voit loin. C’est un objet d’apparence tout simple mais qui devrait être partout en cette année. Le Cardboard a en effet à peine deux ans et se retrouve déjà sur le nez de tout le monde. Conçu initialement par deux français (cocorico) – David Coz et Damien Henry, salariés au Google Cultural Institute Parisien – ce casque de réalité virtuelle low-cost devrait permettre de combler le manque d’équipement des foyers et permettre à un nombre croissant de personnes de s’adonner à la réalité virtuelle. Pour ceux qui aiment l’anglais avec un accent français, voici l’explication et la genèse du projet.

L’objet en lui même reste très simple et se compose d’une structure en carton à laquelle s’ajoutent deux lentilles et éventuellement des aimants afin de maintenir l’ensemble en place. Ses facilités d’utilisation et de diffusion le promettent à un avenir riche.

Google Cardboard

« L’objectif du Cardboard est de développer des outils de réalité virtuelle (VR) accessibles afin de permettre à chacun d’en profiter, de façon simple, amusante et naturelle. Les applications sont conçues pour afficher des scènes en 3D avec rendu binoculaire, suivre et réagir aux mouvements de la tête et interagir avec les applications via l’aimant. »

Présenté en juin 2014 durant la Google I/O et disponible en open-source, le Cardboard comptabilisait début 2016 plus de 5 millions de téléchargement du patron dédié. Et avec le simple chiffre de 25 millions d’applications Cardboard téléchargées, le phénomène est bien plus grand…

Dans la foulée, les marques se sont précipitées sur ce nouvel outil immersif pour faire profiter leurs consommateurs d’expériences uniques et plus impactantes.

D’autant plus qu’il existe de nombreux avantages à ce dispositif :

1 – Le prix : Disponible à partir de quelques € (pour les modèles d’entrée de gamme), le Cardboard se différencie des autres casques par son approche “Low-tech”. D’autres modèles de “visionneuse” VR existent sur le marché avec des assemblages en plastique plus résistant mais aucune ne peut le battre sur le terrain du prix.

2 – La facilité d’utilisation : L’utilisateur n’a plus qu’à insérer son smartphone dans l’espace prévu et peut grâce au gyroscope de son appareil s’immerger dans la VR. Pas d’installation complexe à effectuer, on peut profiter quasi immédiatement des contenus 360° ce qui lui ouvre les portes d’un public peu technophile. Si déplié il ne rentre pas forcément dans votre boîte aux lettres, l’envoi par la poste ne pose aucun problème du fait de sa flexibilité.

3 – La capacité de personnalisation : Grâce à sa simplicité de création, il est facilement personnalisable, se glisse rapidement dans une enveloppe et bénéficie d’un effet “ wahou “ supérieur aux clés usb et autres goodies. Plus qu’un objet que l’on rangera vite après utilisation, on le gardera plus longtemps afin de profiter d’autres expériences VR. Une opportunité pour les marques de s’inscrire durablement chez les utilisateurs et booster leur exposition dans un cadre “non-opérationnel”.

Le New York Times l’a bien compris et a signé l’une des plus grosses opérations pour promouvoir le Cardboard. En fin d’année dernière, le journal a distribué 1 million de Cardboard (en partenariat avec Google) à ses abonnés afin que ceux ci puissent profiter de « The Displaced », un documentaire réalisé par le journal retraçant le trajet des réfugiés de la Syrie à l’Ukraine. La video n’a pas tué le papier, elle l’a renforcé avec le carton ! Certaines marques utilisent même leurs emballages pour fournir à leurs clients des patrons ready-to-use à l’exemple de Kellogg’s New Zealand, Coca-Cola ou encore plus récemment le cognac Martell.

cardboard digital immersion martell

 

Dans la même veine, Lexus ou encore Mini ont emboité le mouvement et ont proposé à leurs clients des expériences immersives disponibles via des applications Cardboard. Si la qualité de ces dispositifs n’est pas optimale, ils démontrent assez bien la simplicité et la viralité que peuvent avoir ces objets auprès du grand public. Et comme caddie ou karcher, Cardboard est devenu un terme générique ce qui a poussé Google à faire un peu de tri dans son store et à supprimer de nombreuses applications qui contenaient le terme.

Différentes sociétés commercialisent désormais de nombreux modèles et Digital Immersion travaille avec un réseau privilégié de revendeurs afin de s’assurer d’une qualité constante.

Alors, le Cardboard pour faire un carton avec vos campagnes ?

Pour retrouver le modèle original de Google : https://www.google.com/get/cardboard/